ACANU defends freedom of the press and human rights

ACANU president Nina Larson speech about press freedom worldwide, 10.12.2018, French mission in Geneva

Bonjour, je suis une journaliste avec l’Agence France-Presse, et je suis aussi la président de l’Association des Correspondants Auprès des Nations Unis, ACANU. Je suis anglophone – je travaille pour la service anglaise de l’AFP — mais vu le lieu je vais faire de mon mieux pour me d’ébrouer en français.

Je voudrais remercier l’Ambassadeur et la mission de la France pour l’aimable invitation de venir vous parler ce soir.

C’est pour moi un grand honneur de vous parler sur un sujet qui m’est très cher, les droits de l’Homme et la liberté de la presse. Il y a certainement beaucoup de choses à dire, mais je vais essayer de ne pas parler trop longtemps.

D’après Reporters sans frontières, l’année 2018 a été particulièrement meurtrière pour les journalistes et d’autres qui travaillent pour les media, avec 63 journalistes, 13 journalistes citoyens et 4 assistants des journalistes tués depuis le début de l’année. Cela fait plus qu’un journaliste tué dans le monde chaque semaine.

Le cas le plus célèbre est bien sûr celui de Jamal Khashoggi, le journaliste tué dans le consulat saoudien a Istanbul le 2 octobre. Ce cas a, par sa effronterie et sa brutalité, choqué les esprits. Mais il y a eu une multitude d’attaques moins spectaculaires, mais aussi mortelles, qui sont passer sans autant d’attention.

L’AFP a perdu deux employés á des attentats en Afghanistan cette année. Un était Shah Marai, le photographe en chef dans le bureau d’AFP a Kabul. Il était parmi neuf journalistes et 16 autres personnes tués dans une bombe suicide le 30 avril. Le journaliste de BBC Ahmad Shah s’est fait tirer dessus et tué le jour même, emmenant a 10 le nombre de journalistes tue en une seule journée dans le pays, ce qui fait ce jour le plus meurtrier jamais pour la media. En tout, 14 journalistes ont été tués cette année en Afghanistan.

Mon collègue Shah Marai et les autres journalistes tués dans l’attaque suicide ont été touché par une deuxième explosion qui été spécifiquement dédié aux professionnels de media : l’attaquant qui s’est fait exploser dans la foule s’était déguiser en journaliste… Cela semble être la première attaque suicide qui vise expressément des journalistes, et cela symbolise bien la menace croissante contre la profession dans le monde entier.

Alors que la plupart de journalistes n’affronte pas des menaces de mort, l’environnement dans lequel on travaille s’est clairement détérioré. Des accusations, menaces and attaques verbales sont devenus le nouveau normal pour beaucoup de mes collègues. En même temps, le nombre de journalistes qui se retrouve derrière les barreaux atteint des niveaux historiques. D’après RSF, il y a maintenant au moins 165 journalistes professionnels en prison pour leur travail, en plus de 150 journalistes citoyens, et 18 assistants médiatiques.

La Turquie (33+1), la Chine (14+46) et l’Egypte (25+5+4) ont les plus de journalistes en prison, suivi par l‘Arabie Saoudite (14 +14) et Vietnam (1+25). Il y a trop de cas tragique pour dénombrer ici, mais je voulais bien mentionner le cas des deux journalistes birmans de Reuters (Wa Lone, 32 ans, et Kyaw Soe Oo, 28 ans) condamnés à sept ans de prison après une enquête sur un massacre de musulmans Rohingyas par l’armée birmane. Leur cas est clairement une attaque contre la liberté de la presse et contre les principes basiques des démocraties, et est un example du faite que le journalisme en soi et de plus en plus traité comme un crime.

Dans son rapport annuel, RSF a averti qu’il y a un « accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes. » l’organisation dit que cette « hostilité revendiquée envers les médias, encouragée par des responsables politiques et la volonté des régimes autoritaires d’exporter leur vision du journalisme menacent les démocraties. »

Les attaques contre les media et des journalistes sont devenues un sport national dans beaucoup de pays, et non pas seulement dans les dictatures.

On a tous vu les commentaires du Président américain Donald Trump, qui n’arrête pas de se moquer des journalistes et d’accuser les media de propager les « Fake News ». Il décrit les media qu’il n’aime pas comme « la partie de l’opposition », ou comme « l’ennemi du peuple » — un terme utilisé par Stalin.

Les commentaires de Trump ont clairement eu un impact. Un sondage de Harvard-Harris en mars montrait que deux-tiers des américains pense que la media « mainstream » dans le pays sont plein de « fake news », pendant que 84 % ont dit que c’était difficile de savoir ce qui était vrai ou faux sur l’internet. Et d’après un sondage d’Ipsos en aout, 43% des républicains pense que le président devrait avoir l’autorité de fermer des organisations médiatique qui se comportaient « mal »…

Cela a des implication sérieuse pour la démocratie et pour les droits de l’homme. Comment les media peuvent-elles assumer le rôle de chien de garde, et d’assurer la transparence and la responsabilité, si tous ceux qui n’aiment pas la couverture peuvent convaincre la publique que les journalistes et la media mentent, sans soucis pour les faites objectives ?

La vraie désinformation est bien sûr un vrai soucis que les media doivent prendre très au sérieux. AFP participe par exemple dans plusieurs initiatives contre la désinformation, comme son blog qui vérifie ou discrédite des informations qui circulent, et il y a de plus en plus de pression pour que les media corrige rapidement toute faute qu’ils ont pu publier par erreur.

Le danger émerge quand la limite entres le journalisme sérieux et professionnel et des sites avec des agenda politique ou philosophique devient flou. Le développement rapide des technologies, qui permettent de plus en plus de non pas seulement tricher avec des textes et des photos, mais aussi avec de la vidéo, représente un vrai danger pour les media sérieuses, qui doivent rester très, très vigilantes pour ne pas se faire avoir. Et cela représente aussi un danger pour la démocratie, parce que cela renforce l’impression que la réalité est fluide, et que les tout le monde peut choisir parmi une multitude de « faites alternatives » et les appliquer comme ils le souhaites pour correspondre avec leur compréhension du monde.

En même temps, il me semble que la prévalence de désinformation voulue par des vrai journalistes et organisations médiatique professionnelles a été beaucoup exagérée. Par contre, l’utilisation de l’accusation de « fake news » comme une arme pour décréditer des media et des informations légitimes augment clairement et présente une vraie menace.

Suivant l’example de Trump, beaucoup des autocrates dans le monde ont adopté la terme, comme Basher al-Assad en Syrie et Nicolas Maduro au Venezuela. La terme a aussi été employer en Birmanie, et par la Russie, la Chine, la Turquie, la Hongrie, et l’Arabie Saoudite entre autres.

Même ici à Genève, on sent la pression augmenter. Apres le meurtre de M. Khashoggi, beaucoup de mes collègues ont exprimé une vraie crainte pour leur sécurité. Pour répondre a ces craintes, l’ACANU vient de lancer un service pour ses membres qui se déplacent dans des pays ou les journalistes sont régulièrement menaces : Ils peuvent nous annoncer leurs itinéraire en avance de leur voyage, avec une promesse de nous contacter a certaines dates. S’ils ne le font pas, et si on n’arrive pas à les joindre, on lancerait la sonnette d’alarme.

Notre profession est en face d’une menace existentielle. Cela qu’on a besoin, c’est pour les gouvernement et ceux qui sont au pouvoir de se lever et défendre les media, la liberté de la presse, et l’existence des faite objectives and l’importance du journalisme.

Pour finir, je voulais juste expliquer rapidement quelques projets de L’ACANU pour faire plus de lumière sur les contributions importantes et même vitales faites par les journalistes.

Notre association, qui compte autour de 120 membre, est en train de préparer des célébrations autour de notre 70e anniversaire, en février. On va entre autre faire une grande exposition sur le travail fait par des journalistes à Genève, montrant la couverture d’une multitude des grands évènements qui se sont déroules depuis sept décennies. On a demandé du soutien des missions, et on droit un grande merci à la France pour sa contribution très généreuse pour notre expo, qui se déroulera au Palais le 18-28 février.

Dans le contexte de notre anniversaire, on a aussi créé deux nouveaux prix internationaux de journalisme, pour la couverture du travail faites par les agences de l’ONU et les autre organisations basées ici à Genève, et pour la couverture de droits de l’Homme. Les prix, qui souhaitent souligner le travail crucial des journalistes pour expliquer et également faire la lumière de manière critique sur la multitude des décisions et des actions venant de la Genève internationale avec des conséquences mondiales, vont être discernes a une cérémonie ici à Genève fin février.

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